Observation.


Journal / mardi, juin 11th, 2019

Aujourd’hui j’ai eu envie d’écrire, mais je ne savais pas quoi précisément. C’était une envie qui était là, que je sentais à l’intérieur de moi mais comme je ne savais pas vers quoi j’allais aller, qu’il y avait de l’incertitude, je me suis observée tout faire pour ne pas m’y mettre.

Je me suis dit « à quoi bon faire ça si c’est pour ne rien dire… / à quoi ça va bien pourvoir servir… ? / est-ce qu’il n’y a pas mieux à faire que d’utiliser son temps à quelque chose qui n’a pas de but… ? »

Quand j’observe ces pensées de l’extérieur j’y vois :

  • Le besoin que ce soit utile et ne pas « juste » le faire parce que j’ai envie.
  • Le besoin d’être sûre du résultat avant de commencer.
  • La tendance à faire passer autre chose avant moi, refuser quelque chose qui vient de l’intérieur / une réelle envie, au profit que quelque que chose qui ne sera pas mu par une intention profonde. Voire, faire carrément quelque chose qui ne va rien m’apporter plutôt que de suivre cette envie. (C’est tordu comme truc un peu hein ?)

En gros je me dis NON d’office quand quelque chose me fait envie s’il n’y a pas un sentiment de connu derrière, une sorte de filet de sécurité qui me dit que c’est ok pour moi, je peux me le permettre même si c’est pas utile/nécessaire là tout de suite maintenant.

Avec le recul c’est assez fou de se voir se dire non de la sorte, presque inconsciemment. Je dis « presque » car j’ai pris la décision de porter mon attention sur ces moments là où j’ai tendance à me saboter, à ne pas aller au bout de ce qui m’appelle, du coup maintenant je les vois de plus en plus se mettre en place et je peux décider, comme aujourd’hui, de les contourner et de suivre l’idée de départ.

Là tout de suite je n’ai pas la clarté sur ce que ça peut changer de procéder ainsi et faire attention à ces mécanismes en place depuis si longtemps. En reprenant la main sur moi-même et en débranchant le pilote automatique je me dis que je me rapprocherais de plus en plus d’une version 100% consciente de moi-même et que ça peut potentiellement ouvrir tout un champ de possibilités nouvelles.

C’est un travail de chaque instant et les automatismes reviennent vite prendre leur place, parfois même sans que l’on s’en rende compte. Un beau jour on fait un pas de côté et on se dit « ben merde alors… je l’avais pas vu lui planqué dans son coin… ok tu veux jouer au plus fin avec moi, ben tu vas voir ! »

Le tout c’est de ne rien lâcher, faire attention à pourquoi on fait ou ne fait pas les choses, ce qui freine et fait que l’on tourne autour du pot et s’empêche de faire ce qui nous fait envie.

Parce que c’est ok de faire ce qu’on a envie, même si ça ne semble pas être le bon moment, où que de prime abord on a l’impression que ça ne sert à rien. (note pour moi-même : bien garder ça en tête voire m’en faire un poster ^^)

Photo de couverture : by me, Col de Vars.

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