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Journal / vendredi, février 15th, 2019

En ce moment je suis toute seule chez moi, Mr. est parti pour plusieurs jours à l’autre bout du globe pour le boulot et je traîne une sensation bizarre avec moi depuis son départ. Et je crois que j’ai enfin mis le doigt sur ce que c’était…

En fouillant un bon moment à l’intérieur de moi pour voir à quoi correspondait cette drôle de sensation de stress/peur j’ai fini par réaliser qu’être seule face à moi-même me fait peur.
Ce n’est pas le fait d’être seule en lui même qui me dérange, j’aime plutôt ça en fait, le calme, la tranquillité etc.
En revanche ça me laisse face à mes choix, d’un coup il n’y a plus que moi et je ne peux plus me détourner des responsabilités envers moi-même en me diluant dans le quotidien d’une vie à deux.
Là il n’y à plus que moi et moi, je suis toute seule à choisir, à décider de (d’apprendre à) m’écouter à 100%, et quand on a l’habitude de se fuir en se concentrant sur l’autre ou n’importe quoi à part soi, eh ben ça fait tout drôle.

Parce que c’est facile de sortir de soi, de sa propre réalité pour aller se planquer chez l’autre, dans de fausses urgences/obligations. Souvent ça reflète le fait que l’on pense ne pas mériter de se faire passer en 1er, que l’on n’est pas important(e).
« Quoi ? Me poser pour lire alors qu’il faut faire à manger… », « Me faire les ongles, alors que les poils de chat commence à remplacer le carrelage dans l’appart…? Pff c’est ça ouai ! »
Si par défaut, pour ces deux exemples tu te dis non et choisis la cuisine ou l’aspirateur au lieu de te choisir toi, inconsciemment tu renforces l’idée qu’il y a toujours plus important que toi, que tu passes après.
Sauf que non, il n’y a que toi qui décides ce qui vaut la peine de te faire passer en second.
Et tu découvriras vite qu’il n’y a pas tant de choses que ça.

Dans mon cas ça va encore plus loin que ça.
Ça me renvoie au fait que j’ai peur de ne pas être capable de vivre pour moi, de faire mes propres choix sans prendre la peine de voir avant si tout le monde est d’accord.
Un peu comme si d’un coup tout était possible et que j’étais incapable de faire un choix, de savoir par quoi je veux commencer.
Parce qu’en fait j’en sais foutrement rien vu que j’ai pour habitude d’aller voir ailleurs si quelqu’un ne peut pas m’aider à savoir pour moi ce qui est bien en recherchant sa validation.
Je suis super forte pour ça, parler de mes envies, de ce que je voudrais faire en attendant secrètement que l’autre en face me dise « Ouai cool, vas-y fonces ! »
Et du coup si c’est pas le cas ben je fais rien, je bouge pas ou alors je le fais à moitié, comme si je ne me faisais pas confiance.

Voilà donc ce à quoi m’a renvoyé le fait de me retrouver seule pour les 15 jours à venir : Je ne suis pas capable de faire seule des choix qui m’amènerais là où j’ai envie d’aller. J’ai peur de ne pas réussir à choisir ce que je veux sans personne pour valider que c’est bien le bon choix pour moi.
Quand je dis que l’inconscient fait pas dans la dentelle…

Du coup maintenant que j’ai mis le doigt là-dessus je fais quoi ?
Bah je lui dis gentiment (ou pas) de rentrer chez lui et de me lâcher la grappe. En vrai j’emploierais sûrement un langage bien plus imagé mais mon coté « petite fille modèle » est pas encore prêt à lâcher ça ici ahah ^^

Plus sérieusement, je vais profiter de ces 2 semaines pour m’entraîner à faire des vrais choix RIEN QUE POUR MOI.
Ouai rien que ça, parce que d’abord pourquoi pas, je le mérite, ça sera MOI, MOI, MOI.
Mais attention, en écoutant ce qui me fait VRAIMENT et pas ce dont je pense avoir envie, ou en faisant des choix par défaut/automatiques.

Et ce sur les moindres petits aspects de ma journée :
« est-ce que j’ai VRAIMENT envie de remettre ce pull ? » (pas la facilité de reprendre les habits d’hier qui traînent dans la chambre)
« qu’est-ce-que j’ai VRAIMENT envie de manger ? » (pas le truc facile et vite fait où je me dis « mouai bof » quand j’y pense)
« qu’est-ce-que j’ai VRAIMENT envie de faire là maintenant » (dire oui pour sortir même s’il reste 15min de soleil, si c’est ce qui m’appelle)

On verra ce que ça donne, je me dis que ça ne peut pas me faire de mal, que ça portera forcément ses fruits à quelque niveau que ce soit.

Et toi est-ce-que tu vois des moments de ta journée où tu pourrais appliquer ça et réfléchir où se situe ta vraie envie même dans les plus petits détails ?


(Photo de couverture by me : Plateau du Vercors)

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