Moi d’abord.


Journal / vendredi, février 8th, 2019

Bon c’est un peu tout en désordre dans ma tête en ce moment, je vais donc faire un peu de tri en partageant ici ma dernière découverte concernant un mécanisme bien nul de mon inconscient.

J’ai enfin trouvé hier pourquoi une part de moi se sentait soulagée lors que Mr partait de la maison tous les matins où presque pour aller sur les pistes.

Parce que je n’ai pas à gérer son ennui.

Il est doté d’un mental épatant capable de produire environ 125 pensées / sec, mais en revanche il est aussi capable de s’ennuyer profondément en un claquement de doigt, et ça moi ça m’oppresse.

Une partie de moi se sent responsable de son ennui, du genre « quand on est avec moi c’est pas fun, on s’emmerde souverainement ».
Y a pas à dire l’inconscient à toujours les mots pour plaire.

Du coup mon mental me bombarde de pensées pour m’aider à prouver le contraire et à mettre en place des occupations que je pourrais faire avec lui pour qu’il ne s’ennuie plus et lui montrer : « tu vois on peut faire des trucs bien avec moi en fait, c’est bien de faire des choses avec moi hein ?! « .
* sourire jusqu’aux oreilles un peu faux*

Sauf que en faisant ça, d’une j’écoute ma tête et pas moi, et en plus lui dans le fond il n’a rien demandé.

Parce que bon si j’étais en pleine lecture trépidante ou alors que j’avance sur mon plaid en crochet (pour ne pas qu’il me dure toute une vie / #efficacité) j’ai pas forcément envie de partir en ballade alors qu’il fait 3°, ou de regarder un film, ou de manger un truc.

[Je suis en train de me rendre compte depuis quelque temps que j’ai cette idée tordue que pour améliorer les choses (ennui, ambiance bof, journée grise…) manger un bout de gâteau ou faire un apéro serait la solution magique. #tamponémotionnel
Il va falloir régler ça avant que je ne prenne 6kg d’ici la fin de l’hiver…

Fin de la digression]

En fait ça ne sert à personne, moi ça m’empêche de faire ce que j’ai envie et lui ça ne lui permet pas de tirer profit de ce moment de vide pour peut-être faire quelque chose qui lui trotte dans la tête et qu’il repousse sans cesse.

Du coup j’ai décidé que ce n’était plus de mon ressort de trouver des solutions à l’ennui des autres, je m’occupe de moi d’abord.

Le pire c’est que quand il m’a dit qu’il s’ennuyait la dernière fois et que j’ai répondu que j’avais décidé de ne plus rien faire en ce sens j’ai eu droit à : « je sais… je n’ai rien demandé, c’est mon problème ». Ouai, ok donc c’est vraiment moi qui imagine des trucs en fait.

Et là je me dis qu’il faut sérieusement que j’arrête de jouer les sauveuses, et imaginer des problèmes à solutionner alors que ce n’est pas de mon ressort. Encore mieux… Arrêter d’en voir là où il n’y en a pas.

Il faut que je sorte de ma tête et que je m’autorise à avoir une vie en dehors des autres, je n’ai pas à être à leur disposition 24/24 surtout quand eux ne me demande rien.

Donc nouvelle pensée pour remplacer l’ancienne :
Vis ta vie ma grande, tu n’as pas à être indispensable. Le monde peut très bien continuer de tourner sans que tu t’en soucies à chaque minute.
Suis tes envies c’est déjà bien assez de boulot comme ça.

Je fais la maligne là mais je sais très bien que ça ne va pas se faire aussi facilement que je le souhaiterais, je traîne ça depuis un petit bout de temps mine de rien. Mais j’y crois. 🙂

(Photo de couverture by me : un lac en Auvergne dont j’ai oublié le nom)

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